Aide à la liturgie

Partager sur: Partager sur Twitter Partager sur Facebook Partager sur Google+

Aide à la liturgie : Notes prises au cours de l’enseignement de JM Despeyroux, 2015-12-3 à Créon. Eglise, demeure de la Parole.

Aide à la liturgie

 

Notes prises au cours de l’enseignement de Jean-Marie Despeyroux
à Créon le jeudi 3/12/2015


1/ L’Eglise est la demeure de la Parole : elle en a la garde et a la responsabilité de la rendre vivante. Ainsi quand nous servons la Parole nous le faisons en qualité de baptisé.

 

 

2/importance des Ecritures qui inspirent les prières.
La liturgie de la Parole fait partie intégrante de la messe.
La prière universelle c'est la prière des fidèles. Elle fait partie de la liturgie de la Parole, ordinairement elle est lue à l’ambon.
Si la prière s’adresse à Dieu (nous te prions, Seigneur pour …), on peut la lire face à l’autel.
Pour la préparer on peut s’inspirer des prières proposées dans le missel.
Elle se prépare au long de la semaine précédente, en fonction des lectures du dimanche à venir, et de leur lien avec notre vie.
Le refrain chanté à la PU est la réponse de l’assemblée, elle doit donc s’accorder à la prière : on choisit le refrain après avoir rédigé la prière et non l’inverse.

 

 

3/La présence du Christ : dans la Parole le Christ est toujours présent surtout dans les actions liturgiques. Dans le sacrifice de la messe, c’est le prêtre qui rend le Christ Présent.
C'est aussi le Christ qui parle dans la Parole.
Les textes sont la lecture de tel ou tel passage... Sauf l'Evangile, on ne dit pas lecture de l’Evangile selon …, mais Evangile de Jésus-Christ selon… elle est lue par le ministre ordonné.
Il revient au lecteur de lire en faisant la place au Christ qui est celui qui parle.
Il est là, présent, quand l’Eglise prie et chante les psaumes.
Le psaume est le chant de l’assemblée, et ne doit pas être chanté par un soliste.
Quand le lecteur s’avance, il salue ostensiblement l’autel, qui représente le Christ (pas le prêtre, ni le tabernacle).
La lecture ne se fait pas avec la voix de tous les jours, mais une voix qui va « plus loin » pour porter la Parole aux autres.
Le lecteur s’efface derrière le texte. Il ne s’agit pas de faire comprendre, mais simplement d’être entendu pour transmettre.
Le lecteur regarde l’assemblée quand il proclame ce qu’il va lire : Lecture de la lettre de saint Paul, Apôtre, aux …, ensuite, il lit sans regarder l'assemblée, jusqu’au moment où il proclame, après la lecture « Parole du Seigneur ».
Il n’est pas nécessaire de lire le commentaire qui précède le texte dans le lectionnaire, c’est juste une indication pour le lecteur.

 

4/Action de l'Esprit saint : nous sommes concernés chacun et la même lecture aura pour chacun des effets différents, il est impossible de tout retenir, de tout comprendre.
Le lecteur doit s’efforcer de tout lire, pour être entendu, il ne doit pas faire passer un message ou faire des commentaires, c’est l’Esprit saint qui agit en chacun de nous et rend la Parole vivante en chacun, pas le lecteur. L'unité de l’assemblée se voit dans ce que nous proclamons ensemble, pas dans ce que nous recevons dans la Parole.

 

5/Sacramentalité de la Parole. ($ 56 de verbum domini). Le corps et le sang du christ sont vraiment la Parole du christ, le sacrement c'est la Parole et l'Eucharistie.
Saint Jérôme affirme : « Nous lisons les Saintes Écritures. Je pense que l’Évangile est le Corps du Christ ; je pense que les Saintes Écritures sont son enseignement. Et quand il dit : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang (Jn 6, 53), ses paroles se réfèrent au Mystère [eucharistique], toutefois, le corps du Christ et son sang sont vraiment la Parole de l’Écriture, c’est l’enseignement de Dieu. Quand nous nous référons au Mystère [eucharistique] et qu’une miette de pain tombe, nous nous sentons perdus.
Et quand nous écoutons la Parole de Dieu, c’est la Parole de Dieu et la chair du Christ et son sang qui tombent dans nos oreilles, et nous nous pensons à autre chose.
Pouvons-nous imaginer le grand danger que nous courons ? »[199].
Le Christ, réellement présent dans les espèces du pain et du vin, est présent analogiquement dans la Parole proclamée dans la liturgie.

 

6/autres remarques
- Le chant d'entrée ne doit pas trop coller aux textes.
Il est là pour dire dans quel esprit nous sommes réunis pour célébrer le Seigneur, il peut varier en fonction du temps liturgique ; il n’est par là pour dire : voilà le thème du jour. 
- Si un chant en rapport avec l’évangile est chanté par les enfants ce sera plutôt après les lectures, après l’homélie ou pendant l’offertoire.
Si ce sont des enfants qui ont préparé le chant, l’assemblée les écoute.
- L’anamnèse : l'assemblée parle au Christ : attention aux paroles du chant, toutes les propositions ne sont pas adaptées.

 

« Une attention particulière sera réservée à l’ambon en tant que lieu liturgique depuis lequel est proclamée la Parole de Dieu. Il doit être placé en un endroit bien visible, capable d’attirer spontanément l’attention des fidèles pendant la liturgie de la Parole.
Il est bon qu’il soit fixe, établi comme un élément sculpté en harmonie esthétique avec l’autel, de manière à représenter aussi visiblement le sens théologique des deux tables de la Parole et de l’Eucharistie.
Depuis l’ambon, on proclame les lectures, le psaume responsorial et l’annonce de la Pâque ;
on peut également y faire l’homélie et y dire la prière des fidèles[239]. »(Verbum domini $68)

 

La prochaine rencontre se fera le jeudi 21 Janvier 2016 à la salle St Gabriel de Créon

Bruno Pichon
de l'EA

Partager sur: Partager sur Twitter Partager sur Facebook Partager sur Google+